XX. Laguna Quistacocha

Pour bien commencer notre premier weekend Iquiténien, notre famille d’accueil nous a conviées à la Laguna Quistacocha. Situé à 15 km d’Iquitos, nous avons pris notre premier combi Iquitenien pour nous y rendre ! Nous nous déplaçons en troupe car en plus de la petite famille, Magalie une amie de la famille ayant 2 filles a fait aussi le déplacement. Nancy mère est très fière d’avoir des amis Français ! L’invitation a tout de même des limites car on nous demande 20 soles pour le arroz con pollo (riz au poulet) qu’elle nous a concocté. C’est quand même le prix d’un bon resto pour 2 ! Et le poulet et le riz sont les ingrédients de base de la cuisine Péruvienne. Je n’aime pas trop son rapport à l’argent !
Une fois arrivée à la Lagune nous découvrons un petit zoo d’animaux locaux : la vedette de ce Zoo le dauphin rose d’eau douce.


Après 15 minutes d’admiration nous nous posons pour nous goinfrer pendant le repas, il est vrai qu’on nous présente de grosses assiettes ! Le ventre plein je m’accorde une brève sieste, pour très vite allez faire trempette !


L’eau me semble bouillante un peu comme si tous les baigneurs avaient fait pipi dedans ! Nous nous baignons pendant plus de 2 heures, nous jouons au ballon prisonnier et au volley en famille, Nancy mère se prend pour une GO club Med en animant de manière un peu démesurée les parties de ballon ! S’en suit, la visite du zoo qui est fort bien sympathique, voire même irrésistible quand le puma urine sur Julien ! Lui ca ne le fait pas rire !

Bernard tapir est retourné en prison, normal après son Hold up d'état...





La journée se termine et nous rentrons tranquillement. Pour retourner à la maison nous prenons enfin les bus très coloré et sans fenêtre que je lorgné depuis notre arrivée. Ce moyen de transport est un peu comme on s’imagine les taxis brousse Africain !

XIX. Chamba ! Chamba !

Nous profitons des contacts de l’association TIDAP (Technologias de la Informacion para un Desaruyo de la Amazonia Peruana) et de leur soutiens en castillan pour essayer d’ouvrir un maximum de portes. Americo est le président, Henry le vice président et Zé Carlos est le Trésorier. Ils sont en pleine procédure administrative pour obtenir l’appellation ONG.
C’est eux qui nous ont mis en relation avec l’ONG Caritas.

Caritas



Caritas est une ONG internationale de confession Catholique. Caritas Iquitos travaille en intime collaboration avec Caritas Austria, ce sont ces Autrichiens qui sont leur principale source de financement. C’est la sœur « Hermana Marta Betty » qui dirige l’entité Iquiiténienne.

Notre première semaine sera une semaine de préparation :
- Rédaction de conventions (des cartas comme ils disent ici !), je suis vraiment espenté (comme disent mes amis Perpignanais !) par leur sens de la procédure et de la formalisation… Le support papier est vraiment une institution chez les Peruviens, pire encore que pour nous Français !
- Définition des objectifs,
- Prise de rdv avec Hermana Marta Betty, le rdv est fixé le mercredi 10 Décembre à 7:00. Cet horaire matinal nous aura même contraints à investir dans un réveil !

Le rendez vous avec Hermana Marta Betty

La préparation du Rdv.

C’est avec un peu d’appréhension que nous préparons ce rdv. Moi je me lance dans une présentation personnelle très idéaliste et synthétique ! Julien lui est plus précis !

Les compaéñeros de TIDAP nous ont proposés un portrait robot de l’hermana comme étant spéciale et droite comme une table comme ils disent ici ! Pour ne pas marquer mal (comme dis ma grand-mère), Zé Carlos a voulu absolument me refourguer des talonnettes noires moches et très inconfortables ! Mais bon si ça lui fait plaisir ! Je rigole quand même un peu dans ma barbe (de pré pubère, que j’ai rasé pour l’occasion d’ailleurs) quand il me donne des leçons de style lui qui porte si mal ses grosses chemises à carreaux de grand père !

Avant le rendez vous.

Réveil 6h nous nous préparons les yeux un peu collants pour ce premier réveil à l’aube, le rdv à lieu à 7h il va falloir être bon ! Zé Carlos part chez lui à 6h40 pour faire je ne sais quoi ! 7h15 nous poirotons (comme souvent ici au Perou !) toujours, je boue et commence à raller ! Zé Ca est vraiment incohérent au possible, avec le topo qu’il nous a fixé sur la sœur, la moindre des choses est d’arrivée à l’avance ! Monsieur arrive en moto taxi à 7h25, Julien s’énerve après lui, moi je reste tête bèche ! A 7h30 nous arrivons au siège de Caritas mais la bonne sœur fait sa prière ! Il faut revenir à 8h00. C’est parfait pour une pose ptit dej’… Zé Carlos nous explique calmement que tout cela était stratégique, et qu’il nous a donné le rdv une heure à l’avance volontairement, pour pouvoir nous mettre en condition ! Moi je n’apprécie pas du tout que l’on me prenne pour un lapin de 3 semaines ! Nous sommes tout de même de grands garçons et sachons très bien ce que l’on a à faire !

Un aperçu de notre look avant l’entretien.


Le rendez-vous

La première approche avec la Hermana est bonne, elle nous fait patienter (toujours la même histoire) dans son bureau, et nous sommes agréablement surpris de son apparence moderne pour une dame qui dépasse certainement les 70 ans. La caricature de la bonne sœur en prend de suite un coup (préjugés quand tu nous tiens !) : pas d’uniforme sombre ni de visage fermé, c’est avec un grand sourire qu’elle nous ouvre les portes de son bureau ! Très vite Henry arrive, nous sommes donc au complet !
Quand la bonne sœur nous rejoint, nous procédons comme convenu, chacun se présente et le courant passe très bien. Elle nous propose d’abord de passer un peu de temps dans une auberge pour enfants laissé pour compte ! Viens ensuite la question fatidique concernant nos croyance «No es importante, Pero Usted estan catholicos ? », pour la première fois de ma vie je réponds fièrement « Soy Catholico ! » (Tout en pensant à mes intensions d’excommunions qui m’avait traversé l’esprit il y a quelque temps ! J’ai peu être bien fait de m’abstenir !), Julien qui est athée répond un peu embêter « Con una education catholica ! ». Cela n’a pas l’air de la déranger ! En tout cas en un coup de téléphone elle nous obtient une entrevu tout de suite avec la sœur Elvira responsable de « L’Albergue Huambrillo ». Elle mobilise même quelqu’un pour nous accompagné ! Comme quoi tout deviens plus facile quand on a le soutiens des décideurs ! Notre chauffeur a une fraise en guise de nez, il ne doit pas boire que de l’agua eladita ! Mais en tout cas tant de considération donne du bôme au cœur !

A notre arrivée à l’albergue huambrillo nous sommes attendus par la responsable du centre la hermana Elvira ! Celle-ci nous fait d’abord visitée son centre. Les enfants sont à l’école et l’auberge vide semble bien grande, propre et très adapté ! Puis elle installe 5 chaises à l’ombre de la terrasse au courant d’air avec un plateau de limonade au milieu afin de pouvoir discuter paisiblement. Elvira est vêtue d’un T-shirt blanc et d’une jupe bleu marine, avec ses cheveux grisonnant, ses yeux noirs et ses rides du sourire, elle parait très épanouie ! Elle semble très large d’esprit, moderne, et sympathique ! Elle doit avoir entre 45 et 60 ans et est sensibiliser à la cause du vieillissement car son frère grabataire est alité jour et nuit dans son auberge !
Ensuite, elle fait un parallèle intéressant qui illustre bien le schéma familial Péruvien (désolée pour mes amies féministes) :

- L’esposo (l’époux): c’est Caritas, qui amène l’argent et gère le budget (représenté par l’hermana Martha Betty) ;

- L’esposa (l’épouse): c’est l’albergue qui s’occupe de la maison et des enfants (représenté par l’Hermana), il n’y a aucun échange d’argent !

Chacun se présente et nous proposons de partager le quotidien de l’auberge durant une semaine elle accepte et nous propose de choisir notre heure pour venir les rejoindre lundi matin.

XVIII. Triste temps pour les touristes !

A 10 minutes au nord d’Iquitos, l’embarcadère Belllavista sur la rive droite du rio Nanay réserve bien des surprises. Des embarcations y lèvent l’ancre vers différentes destinations. A peine arrivé en Moto-Taxi, Zé-Carlos, Henry, Ju et moi sommes assaillis par des locaux désirant nous accompagner pour un tour de bateaux. Ils tendent tous des plans pour nous indiqués les différentes destinations qu’ils proposent en ventant systématiquement la navigation sur l’Amazone ! Nous laissons Henry et Zé Ca négocier ! Très vite nous acceptons l’offre du plus ancien pour se débarrasser de tous ses gens qui gloussent plus fort les uns que les autres autour de nous. Nous embarquons dans un bateau pour un montant de 10 soles.

Henry et Zé carlos.



Nous sommes cette fois ci moins surpris par l’horizon qui est semblable à celle de notre dernière sortie. Au loin nous apercevons des enfants nus sur un embarcadère en bois. Le bateau fait vite sa première escale là ou nous apercevions les enfants.



Soudain, c’est le début de la pantomime, les enfants nous disent bonjour en langage local puis nous accompagnent dans une bâtisse typique rappelant les farés calédoniens. Puis des femmes torses nues les seins ballants garnissent notre corps de bijoux locaux et de couronnes d’indiens. Gênés nous baissons la tête pour ne pas avoir un regard voyeur, ensuite les hommes nous proposent une danse ainsi que des photos avec ces femmes dénudés pour 10 soles par personne. Certaines sont vraiment jeunettes, quel gâchis de les forcer à d’exhiber ainsi ! Avec Julien ce cirque ne nous plaît vraiment pas mais les femmes continuent à prospecter et à insister pour qu’on leur achète des tonnes de bijoux ! Nous expliquons le malaise à Henry et Zé Ca, on abrège alors la relation en refusant la danse (pour nous cela se rapproche à de la prostitution). Pour avoir la paix on achète le premier souvenir venu 5 soles, nous négocions même pas et repartons dépités par cette triste expérience !
Notre embarcation continue alors vers un mini zoo avec des animaux semi apprivoisés ! C’est aussi 10 soles par personne, bien entendu tout cela ne nous a pas été mentionné lors de la négociation initiale. Pour ne pas jouer une nouvelle fois les rabgejois la joie, nous acceptons et nous laissons emporter par ce nouveau piège à touriste. Cela nous dérange moins de payer pour voir des animaux, mais le fait que les deux démarche soit exactement les même nous désespèrent un peu. Nous ne sommes pas les seuls pour la visite, une classe de collège à fait aussi le déplacement ! Les singes ne sont pas farouches et jouent les dominateurs avec les visiteurs plus craintifs…

Je me rappelle alors les consignes de sécurité et appréhende un peu les morsures et les risques de rage ! Je ne me suis pas fait vacciner ! Je me fais alors respecter en dominant le premier singe taquin en lui faisant peur. Julien lui a un bon premier contact avec le singe et le prend rapidement dans ces bras.



C’est ensuite le fameux moment des serpents, cela ne gêne en rien car j’ai toujours adoré les reptiles : Anaconda, Boa… Julien quant à lui surmonte sa phobie et se laisse convaincre pour poser sur la photo souvenir !








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A la fin de la visite, les jeunes collégiens avec qui nous avons quelques peu échangé nous invite à notre tour à poser pour des photos souvenir, ils sont très enthousiaste à l’idée de poser avec les singes Français, bien plus rare dans la selva. Le clin d’œil est peu grossier mais c’est un peu l’impression que cela m’a donné… « Allez y les enfants, profitez, avec nous c’est gratuit ! » Et c’est alors un défilé d’appareil photo (jetables, vieux clous ou numérique en fonctions des moyens !) et de sourire forcés. Avant de retourner au port, le capitaine du navire nous montre l’Amazone au loin, mais, nous ne pouvons pas naviguer dessus car apparemment il y a trop de courant ! On distingue au loin un courant plus clair. Heureusement qu’on était sensé s’aventurer sur l’amazone ! Dur de se confronter une nouvelle fois à ce statut de touriste que l’on prend pour une vache à lait qui ne réfléchis pas et qui ne se plaint jamais !

XVII. Le quartier de Bélen

Notre première sortie fluviale aura eu lieu dès le premier jour. Accompagné de Zé Carlos nous découvrons le quartier de Bélén. Très vite nous sommes accostés par des pêcheurs qui nous proposent de faire un tour sur le rio Itaya pour une poignée de soles. C’est Zé Ca qui se charge de la négociation du prix et nous embarquons dans un petit canoë en bois motorisé. Je communique difficilement avec le pilote mais celui-ci est patient et prend son rôle de guide improvisé à cœur. Maison flottantes, maison sur pilotis, exploitation de bois, enfants jouant dans l’eau, femmes faisant la lessive, jeunes gens accomplissant leur toilette, nous assistons à de nombreuses scènes de la vie nous laissant emportés par l’originalité des paysages que nous offres les rives de cette eau sombre et marrons qui permet de faire vivre tellement de personnes ici.





Les ressources de ces affluant de l’amazone sont très riches et les habitants de Bélen vivent beaucoup de la pêche. De retour au port nous visitons le quartier pauvre de Bélen, il est vrai que le quartier est sale et noirci par les exploitants de charbons et que les odeurs sont un peu nauséabondes, cela ne respire pas le luxe certes, mais les autochtones ne semble pas malheureux et affiche souvent un large sourire !




En période cru les eaux montent et le premier étage des maisons sur pilotis sont inondées les habitant vivent alors au premier et se déplacent en bateau dans le quartier. Certaines maisons sont aussi flottante…Tout cela explique pourquoi on parle de Venise Lorétaine !

Nous flânons ensuite dans le marché, pour assister à un panaché de couleurs, d’odeurs et de regard un peu méfiant !

Ce quartier est l’un des plus creignos’ d’Iquitos ils ne doivent pas avoir l’habitude de voir beaucoup de touristes s’aventurer dans ces ruelles ! Mais avec l’aide de Zé Carlos cela nous semble plus facile de braver les interdits et les recommandations. Les étales sont biens garnis, mais les mouches sont omniprésentes et les vendeurs s’improvisent souvent chasseurs de mouches ! A notre retour à la maison, Nancy mère nous a concocté une petite bouffe maison en guise de bienvenue. C’est une sorte de Hachi Parmentier au poulet. On se régale et posons pour la photo souvenir.



Le plat concocté par Nancy


Notre famille d'accueil...

XVI. Chez Mamita

Nous habitons chez l’habitant. Moyennant 150 soles par mois (environs 40€), nous sommes très bien situés dans le centre d’Iquitos. C’est dans une famille de femmes que nous avons élu domicile :

- Ophélia alias Mamita la doyenne de la maison du haut de ses 78 ans. Mamita a besoin de sécurité, très vite elle nous explique avec son accent qu’il faut fermer toujours à clef (clef=llave, prononcé jchabié) et ne ramener personne sans leur présenter ! Mamita est très croyante et honore fièrement sur la porte de sa chambre « Esta familia es Catholica ». Jésus est présent au dessus de la table au coté de son fils décédé dans un accident d’avion ! Il y a deux grands portraits de son fils sur les murs et elle nous en parle tout le temps ! Ce n’est pas toujours facile de la comprendre Mamita et je crois qu’elle gatouille un peu, donc je mise tout sur le regard et le touché ! Je mets en application la philosophie de l’humanitude chère au mouvement gérontologique et qui commence à émergé dans le secteur de l’accompagnement du handicap.

Twist et mamita, le début d'une histoire d'amour?


Il ne vous fait pas peur à vous ?


- Nancy, c’est la fille de Mamita et la matriarche de la famille. C’est elle qui fait les comptes et qui gère le budget. Elle travaille en tant que secrétaire chez un avocat. Elle aussi à un accent ! Elle a 42 ans, est célibataire et a un enfant. Pour arrondir ses fins de mois, elle loue des chambres à des jeunes connaissances, ou à des personnes qu’on leur a recommandées !

- Nancy Jr, c’est la fille unique de Nancy (Ce n’est pas facile a suivre je vous l’accorde). Elle sort avec Ze Carlos, ils se sont rencontrés à la fac. Elle aime sa famille, ses animaux, ses amis, danser devant des DVD de fitness, regarder des films à la TV, les joueurs de foots Kaka et Christiano Ronaldo. Elle a le même âge que moi et apprécie rester tranquille à la maison, le soir elle suit des cours d’anglais, pour booster son profil d’économiste. Elle est très gentille, et j’aime rester discuter avec elle pour améliorer mon castillan !



- Zé Carlos, c’est la pièce rapporté de la maison, lui non plus ce n’est pas facile de le comprendre, il est disponible pour nous, tant mieux car on va être amené à travailler souvent ensemble sur le projet. Il aura été notre premier guide dans les rues et sur les fleuves d’Iquitos !


Nous ne sommes pas les seuls locataires à loger dans cette maison aux nombreuses chambres (plus de 15), il y a :


- Pablo, 33 ans étudiant en médecine et papa d’une petite fille depuis quelques mois ! Il ne la voit pas souvent sa fille car elle habite à des milliers de kilomètres. Il travaille beaucoup Pablo et reste visser des nuits entières devant son ordinateur. Il est vraiment sympa, c’est un original, il sifflote ou chantonne tout le temps. Il a un peu étudié à l’alliance française d’Iquitos et honore fièrement cela avec son T-shirt « Quoi de neuf ? ». Pablo nous a même mis en relation avec le directeur de cette Alliance ! Il connait plein de monde et va même nous accompagner à son hôpital et à l’hôpital psy !

Pablo (à doite), en peine rédaction de sa thèse!


- Michaël qui travaille à l’aéroport. Il est un peu ours sur les bords et n’est pas un grand communicant. Il aime s’enfermer pour faire de la muscu en écoutant à tue tête de la dance music !

Je vous ai dit que Nancy Jr adorait les animaux, il y a donc :


- Un chien, Conan un labrador croisé très grand couleur crème, qui sert de garde et de compagnie pour Mamita ;


- Deux chats, un gros qui ne peux pas sentir Conan et qui reste perché en hauteur à longueur de journée, et Phelipé 3 mois qui aime jouer avec Conan !



- Il y a aussi deux chiots



La maison est relativement simple, rustique et rudimentaire. L’entrée se fait part une porte en grille (qu’il faut toujours fermer à clef !), qui donne sur une véranda sans vitre (ce n’est pas vraiment une véranda du coup) puis la salle à manger salon avec une petite télé que Mamita aime tellement admirer avec le volume bien élevé ! C’est cette TV qui la fait voyager dit-elle ! Puis un grand couloir spartiate sentant le chien mouillé et l’urine sèche de chat (odeur qui insupporte Julien et qui lui donne la nausée…Moi je m’en fous, j’ai le nez bouché). La première porte c’est la cuisine de nos hôtes, nous ne pouvons pas nous en servir ! D’ailleurs les hommes ne cuisinent pas, ne débarrassent pas, et ne font pas la vaisselle ici. Ensuite c’est la chambre de Mamita, puis celle de Nancy mère. Julien à la chambre n°4, Pablo la 5, Nancy Jr la 7 et moi la 8 ! Je n’ai pas encore la lumière dans ma piole, mais j’espère que ca va venir. Les chambres sont vides et cracra, avec un lit, un drap et un tabouret.

Nous avons des salles de bains individuelles avec toilettes sans chasse d’eau. C’est en remplissant un saut d’eau qu’on se débarrasse des excréments (même que parfois il en reste un peu) ! Les douches distribuent l’eau grâce à un bout de tuyau rouillé et on dispose d’un lavabo individuel orné d’un miroir rouillé !! A l’étage, il y a d’autres chambres désaffecté qui ne sont pas exploités ! Le linge sèche là haut au milieu des crottes de chiens ! A ce prix là il ne fallait pas s’attendre au grand luxe ! Mais cette habitation a un réel potentiel, il faudrait simplement de plus amples moyens et une autre culture de la chiade. Il fait quand même bon vivre dans cette famille. En tout cas le moins que l’on puisse dire c’est qu’on vit à l’Iquitenienne, et que l’on met a profit notre capacité d’adaptation ! Ca change de notre confort Liméen gratuit chez Carlos !

XV. Lima - Iquitos

Le débat a été vite réglé ! Nous étions trop chargés pour prendre la route longue pour nous rendre à Iquitos (2 jours de Bus, puis 4 jours de bateau)… De plus nous avions trop de matériels de valeur, il fallait éviter de prendre des risques inutiles ! Nous avons donc décidé d’acheter un aller retour : Lima-Iquitos. Il y avait deux compagnies au choix : StarPeru ou Lan Airlines, les prix sont similaires, il faut compter 180$ pour un aller retour. StarPeru figurant sur la liste noire des compagnies, nous avons opté pour Lan. Le retour est fixé pour le 21 décembre, pour que nous passions les fêtes entre amis en Equateur. Nous retournerons à Iquitos par le chemin long début Janvier avec des bagages réduit au maximum !
Après une heure et demie de vol, agité par Julien et ses problèmes de digestion couplé et mes longs fous rire, nous arrivons à Iquitos. Dés la sortie de l’avion nous ressentons le climat tropical lourd et humide : Hacé Calor !

A la sortie de l’aéroport : Americo, Zé Carlos et Henry nous attendent, Nous montons dans leur voiture pour rejoindre notre nouveau domicile.

XIV. Le concert des Fabulosos Cadillacs



Notre séjour Liménien s’est conclu samedi soir 29 novembre par le concert des Fabulosos Cadillacs (groupe argentin) dans l’un des plus grands stades du Pérou : el Estadio Nacional. Ce fut une véritable première pour Julien comme pour moi, on ne se souvient pas avoir vécue un concert dans un stade de 50.000 places. Une belle ambiance (cf. liens) , avec des « ola » jaillissant de partout, des sourires sur toutes les lèvres, les paroles reprises en chœur venant des tous les coins résonnant dans l’enceinte du stade. Ce groupe, qui nous était jusqu’alors inconnu, mêle rock, ska, reggae et cumbia… Ils sont très réputés en Amérique du sud. Mais même dans ses moments de brassage populaire, la lutte des classes se fait sentir ! Et nous nous retrouvons en bas de l’échelle, car nous avons acheté les premiers prix, conséquence, nous nous retrouvons à environs 150m de la scène, et même les écrans géants nous semblent petits ! Il fallait s’en douter car à l’entrée des vendeurs proposaient des jumelles ! Mais cela me plais d’être un touriste radin, et on sait qu’il faut économiser un maximum pour pouvoir profiter plus longuement de ce voyage ! Pour se retrouver aux premières loge il fallait comptez près de 700 soles, rien à voir avec nos places à 30 soles. Pour être honnête s’est l’opposé de ma conception du concert, mais on pourra dire qu’on y était !

XIII. Ica et les Islas Ballestas

Tôt le matin nous sommes partis de Lima pour Ica en Bus. Ica c’est un grand désert de sable mais s’est aussi une région qui est économiquement très active ! Il parait que des Chilliens friqués y investissent beaucoup d’argent. Nous avions réservé un hôtel à Huacachina, une oasis devenu un refuge à Touriste !

La vue sur la piscine dans notre hôtel de Gringo.


Dans cet hôtel on y trouve que des touristes aux bourses bien remplis autour de la piscine, c’est le prix à payé pour pouvoir passer une bonne nuit de sommeil dans cette Oasis, mais nous allons essayer d’éviter ces lieux où tout le monde vous parle anglais. A Ica, il ne pleut jamais, et le Sun Board est devenu un petit phénomène de mode pour les touristes. Cela consiste à faire du surf sur le sable, debout ce n’est pas évident, par contre allongé sur le ventre c’est très marrant ! Nous nous sommes rendus dans le désert en Buggy, les sensations étaient fortes dans le Buggy qui nous a mené dans les dunes de sable et les vues imprenables… L’espace d’un instant on pourrait se croire dans le Sahara !



Notre Buggy au millieu des dunes.



Le couché de soleil


Mais où est donc Benoit ?


Le paysage est d’une aridité extrême et il n’y a ni faune ni flore dans ce désert !
Seule certaines Oasis réussissent à résister à ce soleil de plomb.
De retour à notre hôtel, nous profitons du confort en nous baignant à la piscine et en regardant le match de champions league (ça na pas que du mauvais le luxe) sur ESPN, nous avons même la chance de voir Lyon gagné contre la Fiorentina. Le lendemain matin à l’aube je pars sans Julien (il les connait déjà) en excursion pour admirer les Islas Balestas avec deux danois qui traversent l’Amérique du Nord vers le Sud. Je coupe donc le cordon et après une petite heure de route en taxi nous arrivons à Paracas. Nous montons dans un bateau bondé de touristes ! Je tombe avec des Français et la dame m’explique qu’elle a eut le malheur d’oublier ses papiers dans un taxi et que du coup elle ne pourra pas quitter le pays ! Cette anecdote me met la puce à l’oreille et me sensibilise une nouvelle fois sur la rigueur qu’il faut avoir quand on se déplace avec les originaux de nos papiers d’identités ! Ceci pourrait mettre fin à notre grand voyage. Près du bateau bondé de touriste, ca commence bien, des dauphins montrent même le bout de leur nez, quelle chance, c’est une première pour moi je n’avais pas eu droit à ce privilège en Nouvelle Calédonie !

Flipper est là !

Très vite nous arrivons au candélabre qui rappelle les lignes de Nazca.

Certains disent qu'il s'agirait d'un cactus hallucinogène!
Puis nous arrivons aux iles ballestas (certains les appelles les Galápagos des pauvres !), il y a du guano partout et il y a des personnes qui gardent les iles, c’est des roulements de 5 mois. Ils récoltent le guano pour le vendre à des industriels pharmaceutiques. J’espère qu’ils sont bien payés car il faut avoir le moral pour passer autant de temps avec les animaux ! Des animaux en veux-tu ? En voila :




Manchot de Humboldt (rien à voir avec le point culminant de la Nouvelle Calédonie)

Les otaries.


Les lions de mer.

Le pélican Thage.

Il y avait aussi des cormorans de bougainville, des fous variés... Mieux qu'à l’océanopolis de Brest mais en vrai ! Des moments mémorables…